Même cause même effet : la bouffée d’euphorie soufflant sur les marchés financiers prive actuellement le métal jaune de son statut de valeur-refuge, ce qui pèse sur les cours.

Jeudi, l’once cotait 1164,70 dollars, en recul de 2,5% sur une semaine et de 6% sur un mois.

Malgré un petit rebond lié à des achats à bon compte, les anticipations sur l’évolution des prix sont plutôt baissières comme en témoigne le recul du stock détenu par le SPDR Gold Shares, considéré comme un bon reflet de la demande d’or émanant des investisseurs sur le moyen terme.

Dans ce contexte, le lingot d’or cote tout juste au-dessus de 29.000 euros à Paris et s’échange 28.590 euros à Londres.

Du côté des pièces d’or, le 20 francs Napoléon est passé sous la barre des 180 euros. Jeudi, en fin d’après-midi, il cotait 177 euros avec une prime positive de 6,6%. La pièce de 10 francs se traitait à 95 euros avec une surcote de 14,3%. Ce sont le 50 Pesos et le 20 DM qui affichent les primes les plus basses, la pièce de 10 Dollars détenant, à l’inverse, la surcote la plus élevée : + 32,5%.

Pour la tendance à venir, certains analystes estiment que si le cours de l’once ne se rétablit pas rapidement autour de 1200 dollars, la chute des prix risque de se poursuivre, ce qui renforcera les opportunités d’investissement.